Promenade dans les ruelles tortueuse et pittoresques du cœur historique, découverte de monuments emblématiques, détente sur les terrasses de café de la place de la Liberté, déambulation dans les allées du marché couvert du centre-ville… Ce sont quelques-unes des activités prisées des familles, des couples ou des groupes d’amis qui viennent (ou reviennent) à Sarlat. La ville est la première destination du département de la Dordogne, accueillant chaque année plus de deux millions de visiteurs. La capitale de la région historique du Périgord compte la plus importante concentration de monuments historiques, une information que l’on retrouve aussi bien dans le Livre de Guinness que sur le site Vpah-nouvelle-aqutiaine.org, une plateforme qui regroupe les « villes et pays d’art et d’Histoire » en Nouvelle-Aquitaine. Plongée au cœur de la plus belle des cités médiévales du Périgord Noir.

Pourquoi il est plus avantageux de s’accompagner d’un guide

Sarlat se visite habituellement en famille ou en amoureux. Mais l’expérience montre qu’il est plus intéressant de découvrir la ville accompagné d’un guide, et cela pour au moins trois raisons.

D’abord, la présence du guide est la meilleure garantie d’une véritable découverte culturelle, permettant notamment de mieux connaître l’Histoire et les traditions de la ville et de la région. Les empreintes que le christianisme, incontournable durant plusieurs siècles, a laissées dans la cité, les grandes figures religieuses, politiques ou militaires, la place qu’occupait Sarlat durant la Guerre de Cent Ans… sont autant de chapitres de l’Histoire qui passionnent les visiteurs et qu’on connaît plus en détail avec un guide. A cela s’ajoutent certains détails ou anecdotes concernant certains monuments en particulier : les familles ou les générations qui se sont succédé au château de Castelnaud ainsi que les empreintes qu’elles ont respectivement laissées dans cette demeure, par exemple.

Par ailleurs, la visite guidée permet tout simplement de gagner du temps. Cet aspect est d’autant plus important pour les personnes qui sont de passage à Sarlat pour une journée ou deux, et pour lesquelles il est important de visiter directement les monuments les plus emblématiques, comme l’hôtel de ville ou la cathédrale Saint-Sacerdos, ou encore les sites les plus réputés, comme la place de la Liberté ou les jardins du château de Marqueyssac notamment.

Enfin, la visite guidée est une option peut coûteuse pour découvrir les principaux sites et monuments historiques de Sarlat, d’autant qu’ils sont situés pour la plupart non seulement en centre-ville mais à proximité de nombreux établissements modernes – il n’est pas rare en effet qu’un café-bar, un restaurant ou encore un hôtel demi-pension Sarlat fasse le choix de s’implanter à quelques encablures de monuments comme l’hôtel de ville ou la cathédrale Saint-Sacerdos, entre autres.

Un patrimoine qui raconte « une riche Histoire depuis le Moyen-âge »

Sur le site du réseau des « villes et pays d’art et d’Histoire » en Nouvelle-Aquitaine, on peut lire que « le nom de Sarlat évoque à lui seul un patrimoine architectural exceptionnel, lié à une riche Histoire depuis le Moyen-âge. » Dans le détail, le secteur sauvegardé de la cité médiévale compte aujourd’hui soixante-six monuments historiques, inscrits ou classés, une forte densité de trésors architecturaux qui fait de la ville et surtout de son cœur historique un véritable livre d’Histoire à ciel ouvert.

Mais si Sarlat s’est vu attribuer le label « ville et pays d’art et d’Histoire », c’est aussi et surtout pour les efforts concrets entrepris pour la connaissance, la conservation et la valorisation de son patrimoine architectural.« L’intérêt pour la conservation du patrimoine s’y est manifestée dès les années 1950 », indique le site Vpah-nouvelle-aquitaine.org, la première campagne se soldant par « un premier îlot opérationnel » couvrant 1.75 hectare (sur les onze hectares du secteur sauvegarde), ce plan de sauvegarde concernant en réalité « la partie la plus peuplée et la plus dense en monuments historiques ». La réhabilitation des monuments compris dans ce premier îlot se poursuivra jusque dans les années 1970.

D’autres campagnes de sauvegarde suivront, en particulier à partir des années 1990. La ville entreprend par la suite de nouveaux projets de réhabilitation des espaces publics et des immeubles. Cette fois, la politique de conservation et de valorisation s’étend au-delà du périmètre correspondant au secteur sauvegardé, incluant désormais la rue principale et les entrées de la vieille ville.

Sarlat fait, en somme, partie de ces territoires qui, pour obtenir le label VPah, doivent notamment prendre en considération « les enjeux que représente l’appropriation de leur architecture et de leur patrimoine par les habitants », peut-on lire sur le site du ministère de la culture, Culture.gouv.fr. L’Etat, concrètement, exige de ces collectivités « un réel engagement politique » dans l’optique « de connaissance, de conservation, de médiation et de soutien à la qualité architecturale et du cadre de vie ».

Sarlat et les autres localités sont censées « faire de la culture, de l’architecture et du patrimoine un projet local de développement », résume le site du ministère de la culture.

La visite autour de Sarlat

Plusieurs sites immanquables sont à découvrir dans les environs de Sarlat, en particulier dans la vallée de Dordogne. On y trouve notamment de nombreux châteaux médiévaux, comme ceux des Milandes, de Castelnaud-la-Chapelle, de Campagnac-l’Evêque, de Marqueyssac avec ses jardins ou de Puymartin. Les visiteurs ont également l’opportunité d’arpenter les charmes médiévaux des ruelles des différents villages alentour. Parmi les cités les plus visitées, cinq font partie des « plus beaux villages de France », à savoir Autoire, Carennac, Collonges-la-Rouge, Curemonte et Loubressac.