Sarlat est une ville dont il est facile de tomber amoureux. La cité médiévale compte plusieurs dizaines de monuments historiques, inscrits ou classés. Les visiteurs sont d’ailleurs fascinés par l’importante concentration de joyaux architecturaux dans la ville et en particulier dans son cœur historique. Mais Sarlat doit sa renommée mondiale surtout aux efforts entrepris depuis plusieurs décennies pour la sauvegarde de ce riche patrimoine architectural. Aussi le label « ville d’art et d’Histoire » est-il une consécration naturelle pour la capitale du Périgord Noir. Les visiteurs viennent par ailleurs aussi visiter les autres cités médiévales alentour, en particulier celles qui forment la vallée de Dordogne – nous y reviendrons plus en détail dans le dernier paragraphe.

Pourquoi il est plus pertinent de visiter Sarlat accompagné d’un guide

Le séjour à Sarlat est une occasion formidable de s’imprégner de l’Histoire et de la culture de la ville et de la région historique du Périgord. Découvrir la cité médiévale accompagné d’un guide conférencier présente au moins trois avantages notables

D’abord cela permet de gagner du temps étant donné que la visite se focalise sur les monuments ou sites les plus emblématiques, comme par exemple la cathédrale Saint-Sacerdos, l’hôtel de ville, le manoir de Gisson et son Cabinet de Curiosités, la place de la Liberté et ses terrasses de café, etc. Ce gain de temps est d’autant plus important pour les familles ou surtout les voyageurs professionnels ou d’affaires qui sont de passage à Sarlat pour une journée ou deux. Plus largement, la visite guidée du cœur historique de Sarlat, entre autres, permet de planifier une promenade dans d’autres cités médiévales alentour.

Par ailleurs, le guide conférencier est un fin connaisseur de l’Histoire et de la culture de Sarlat et du Périgord. La visite guidée permet de faire une plongée dans la vie dans la ville depuis le Moyen-âge, de mieux connaître par exemple son passé militaire ou comprendre les empreintes que l’Eglise chrétienne du Moyen-âge a laissées dans la ville et dans les environs… A cela s’ajoutent les anecdotes savoureuses concernant la ville, la région, mais aussi des monuments, des sites ou des personnages en particulier : la naissance de l’écrivain Etienne de la Boétie ou l’ordination du théologien François Fénelon à Sarlat, entre autres.

Enfin mais pas des moindre, la visite guidée est un moyen économique de découvrir les méandres des ruelles historiques de la ville ainsi que ses différents monuments. L’option est d’autant plus intéressante que le parcours choisi passe le plus souvent à proximité d’un café, restaurant ou hôtel demi-pension Sarlat, ce qui avantage les clients de ces établissements.

Notons également que des visites nocturnes sont proposées à Sarlat. La cité médiévale brille de mille feux la nuit, apparaissant presque incandescente, grâce à un éclairage d’un genre particulier mis en place à l’occasion de la restauration de la ville – ce plan de sauvegarde s’inscrit dans le cadre de la loi Malraux, qui protège en particulier le noyau historique.

« Un patrimoine architectural exceptionnel »

La Nouvelle-Aquitaine peut s’enorgueillir d’avoir une cité médiévale qui accueille chaque année plus de deux millions de visiteurs, et dont le nom « évoque à lui seul un patrimoine architectural exceptionnel, lié à une riche Histoire depuis le Moyen-âge », peut-on lire sur Vpah-nouvelle-aquitaine.org, le site du réseau des « villes et pays d’art et d’Histoire » dans la région.

Le même site indique par ailleurs que les constructions anciennes se caractérisent essentiellement par l’emploi d’un matériau local, la pierre calcaire du coniacien, d’une couleur ocre-jaune.« La cité est un témoignage précieux de l’art de bâtir dans cette région, du Moyen-âge à l’époque classique », souligne la plateforme des « villes et pays d’art et d’Histoire » en Nouvelle-Aquitaine.

Mais surtout, le site met l’accent sur les différentes campagnes de sauvegarde qui ont permis, au fil des décennies d’embellir la ville, d’en faire l’une des plus belles destinations médiévales de France. « L’intérêt pour la conservation s’y est manifestée dès les années [1950] », peut-on lire sur Vpah-nouvelle-aquitaine.org, ajoutant au passage que les premiers efforts ont permis par exemple la réalisation en décor naturel du festival des Jeux du Théâtre, créé en 1952.

Le premier plan de sauvegarde accouche d’un « premier îlot opérationnel », d’une superficie de 1.75 hectare et correspondant en fait à « la partie la plus peuplée et la plus dense en monuments historiques ». Les travaux de restaurations dans ce périmètre se poursuivront jusque dans les années 1970. D’autres campagnes reprennent à partir de 1990, suivies de projets de réhabilitation des espaces publics et des immeubles, qui s’étendent « à la rue principale et aux entrées de la vieille ville, suscitant un renouveau et une véritable redynamisation du centre historique et du commerce dans ce périmètre », indique le site des « villes et pays d’art et d’Histoire » en Nouvelle-Aquitaine.

Découvrir les cités médiévales alentour

Le séjour à Sarlat est une occasion aussi pour découvrir les édifices religieux et les belles demeures d’antan (châteaux, tourelles, gentilhommières, manoirs, etc.) dont regorge notamment la vallée de Dordogne. Les visiteurs sont nombreux à tomber par exemple sous le charme des châteaux des Milandes – particulièrement attaché à la destinée singulière de Joséphine Baker, qui s’y était réfugiée au début de l’Occupation avant d’user de sa popularité pour soutirer des informations stratégiques pour le compte du Renseignement militaire –, de Puymartin, de Castelnaud-la-Chapelle, de Campagnac-l’Evêque ou de Marqueyssac. Nombreux sont aussi ceux qui viennent voir en particulier les cités qui font partie des « plus beaux villages de France » : Autoire, Carennac, Collonges-la-Rouge, Curemonte et Loubressac.